la polyneuropathie - Elevage de Malamutes d'Alaska Of Selawik River

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la polyneuropathie

La santé

Le témoignage d’un propriétaire de Malamute atteint par cette terrible maladie.
L’histoire de Mia racontée par son maître Todd MacGuire.
Traduit par Judith Gogibus
et publié avec l’autorisation de l’AMCA.






  A sept mois, n’avait aucun symptôme de PN. La maladie a pris sa vie moins de cinq mois       après que cette photo ait été prise.

Photo de Todd McGuire



Mia  a été ma première Alaskan Malamute. Elle était le meilleur chiot que l’on puisse désirer avoir. Malheureusement, sa vie a été très courte car elle était atteinte par une forme de poly neuropathie ( PN) . C’est une terrible maladie et je ne souhaite à personne d’en faire l’expérience.
Pour vous faire une meilleure idée et mieux comprendre cette maladie, je vous propose de consulter un article écrit par Vicky Maclean, il y a quelques années pour l’AMCA. Voici le lien http://www.alaskanmalamute.org/health/polyneur.asp .
Dans le cas de Mia, les premiers signes se manifestèrent alors qu’elle était âgée de huit mois.
Elle commença à se déplacer par « saut de lapin » quand elle courait autour de son enclos.
Pensant qu’elle s’était blessée, nous l’emmenons chez un vétérinaire pour remettre sa patte en place. Mais, quelques jours plus tard, cela recommença.
Et voilà le début de trois mois d’examens, de kinésithérapie, de musculation, de natation, de tapis roulant immergé  etc …
Elle a eu une récupération au niveau de ses membres postérieurs mais elle avait perdu une partie de sa musculature. Elle rechignait à plier ses pattes arrière. Mia s’asseyait d’une drôle de façon. Elle mettait ses deux pattes du même côté sans les fléchir. Elle se déplaçait par à coups, au lieu de lever et fléchir ses genoux.
Nous avons fait une radio des hanches et tout allait bien .Alors nous avons entrepris de lui faire suivre un programme pour reconstituer sa musculature. Et pour cela, nous lui avons fait faire de la natation et du tapis roulant. Deux mois plus tard, nous n’avons constaté aucune amélioration. Elle se levait plus lentement et plus difficilement.
Un jour, lors d’une séance de kinésithérapie, nous avons fait tester les réflexes musculaires de Mia. Les résultats nous ont beaucoup surpris. Ses postérieurs réagissaient à peine, et ce, au niveau du nerf fémoral en particulier, alors que ses antérieurs avaient des réactions au dessus de la moyenne. Normalement, les chiens ont des réflexes au niveau des pattes arrières et moins marqués au niveau des pattes avant. Aussi il était évident que quelque chose n’allait pas.
Au mois d’Avril, nous avons consulté un vétérinaire qui traite chirurgicalement les problèmes neurologiques. C’était la première fois que nous avons entendu un jappement la palpait et lui donnait des petits coups. Il émit l’hypothèse qu’elle avait une hernie au niveau du dos .Cela pouvait expliquer la faible réactions de ses nerfs et la fonte musculaire.
Et pour Mia recommença une période de tests plus approfondis. Des radios, un IRM et une ponction lombaire furent pratiqués pour déterminer si les causes étaient environnementales.
Les tests n’ont rien révélé .Nous en avons déduit que les causes n’étaient pas environnementales ou d’origine musculo-squelletique.
Cinq jours plus tard, une fois tous les résultats arrivés, le vétérinaire nous a appelés. Il nous a dit qu’il avait discuté du cas de Mia avec un bon nombre de collègues .Ils étaient tous d’accord sur le fait qu’il s’agissait d’une forme de neuropathie .
Il en vint à me dire qu’un jour viendrait où Mia ne pourrait plus se lever seule, ni se tenir debout ni faire ses besoins. Quand ce jour arriverait ce serait mieux de l’endormir.
Dire que cela m’a anéanti serait un euphémisme .Là se trouvait mon magnifique bébé qui m’avait aidé à traverser un des moment des plus difficile de ma vie et je réalisais qu’elle n’en n’avait plus pour longtemps à vivre.
A ce stade, je ne savais plus où j’en étais.
Je me suis mis à chercher sur internet tout ce que je pouvais trouver sur la polyneuropathie du Malamute.Et voilà comment je suis tombé sur l’article de Vicky.
En le lisant j’avais l’impression de cocher les cases d’une liste. J’ai su alors que c’était cela dont souffrait Mia.
Et pour couronner le tout, lorsque j’ai contacté par email l’éleveuse de Mia et les personnes qui possédaient des chiens de la même portée, il ne s’est pas passé 5 minutes avant que la propriétaire d’une sœur de Mia en Tasmanie, Misty,  ne me téléphone. Elle voulait connaître les symptômes. Il se trouvait que Misty aussi était touchée par la maladie.
Tout d’abord nous avons pensez  que l’état de Misty était que celui de Mia. En effet, celle-ci s’effondrait continuellement et elle luttait pour se relever.
Mia, elle, de son côté était sous stéroïdes. Elle était traitée par acuponcture. On complémentait son alimentation avec de la poudre d’herbes chinoises pour stimuler ses nerfs.
Après la première semaine, elle avait donné des signes de légers progrès mais cela ne dura pas longtemps.







Mia âgée de 11 mois, une semaine avant sa mort.Vous pouvez remarquer l’ampleur de l’atrophie des muscles des pattes arrière causée par la polyneuropathie.


Moins de trois semaines après que nous ayons appris qu’elle était atteinte de PN, l’état de Mia se dégrada très rapidement. Et ce jour que je redoutais tant est arrivé.
Selon la gravité de la maladie, les chiens peuvent connaître une rémission dans le cours de leur vie et d’autres ne retrouvent jamais la capacité de supporter leur propre poids sans aide.
Dans le cas de Mia, les muscles de ses pattes arrière avaient été tellement détériorés qu’ils n’existaient plus. Et cela, d’une part à cause de la maladie et d’autre part parce qu’ils ne travaillaient pas.
Même si Mia avait guéri, il ne lui restait plus la musculature nécessaire pour se tenir debout.
Son avant main qui auparavant était forte avait vite perdu sa vitalité.
Le 4 mai 2010 j’ai du prendre la décision la plus difficile de ma vie.  Je devais choisir entre ce qui était bien pour Mia et mon désir de la garder avec moi. Ce jour là, nous nous sommes dit notre dernier au revoir et je l’ai laissé partir là où elle pourrait courir et jouer à nouveau comme n’importe quel chiot. Il lui manquait 11 jours pour fêter son premier anniversaire.
Malheureusement, on connaît bien peu de choses sur la PN  bien qu’il existe des cas chez le Malamute depuis les années 1970.
J’ai fait pratiquer une autopsie sur Mia dans le but d’aider à améliorer les connaissances au sujet de cette maladie et mieux la comprendre.
J’espère aussi que personne d’autre n’aura à traverser à nouveau cette épreuve
Dans le cas de Mia, l’autopsie a révélé une destruction de la gaine de myéline qui protège les nerfs.Il n’y  avait plus de muscles au niveau des pattes arrière et la musculature des ses pattes avant était endommagée. De plus les tests ont écarté toutes cause d’origines environnementales ou du système musculo-squelettique, ne laissant place qu’aux origines héréditaires et génétiques.
Bien que l’on soit capable de tester le niveau de détérioration de la gaine de la myéline des chiens lorsqu’ils sont vivants, cet examen est très invasif et ne doit être pratiqué que sur des chiens que l’on soupçonne d’être atteints de PN. A ce stade, il n’y a aucun test qui permet de dire qu’un chien n’est pas porteur de la maladie si on veut le faire reproduire.
Pour ajouter une note plus positive, il y a actuellement des recherches qui sont menées afin d’essayer de mettre au point un test pour la PN. Surveillez les publications à ce sujet.
Si vous avez des questions à propos de la PN , s’il vous plaît n’hésitez pas à me contacter .
Je serai heureux d’en discuter. J’ai crée un groupe sur Face book qui s’appelle « Alaskan Malamute With Polyneuropathy ».
Je vous incite à vous y inscrire afin d’aider à faire croître la prise de conscience de ce grave problème de santé.
Enfin, j’aimerais juste remercier tous ceux qui m’ont aidé et soutenu à travers cette épreuve.
Cela a beaucoup compté.


Article écrit par Todd McGuire en hommage à sa chienne Mia .
Cet article est traduit par Judith Gogibus
et publié avec l’autorisation de l’AMCA . Il a été publié dans la revue du mois de juin 2011.

IMPORTANT : Un test génétique existe maintenant pour déterminer les porteurs de la maladie voir dépistages













 
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